Collection METRO

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(Ce qui reste) après l’Occident

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Cette collection accueille les études les plus diverses sur le passé espagnol et, par extension, européen et occidental, qui contribuent à historiser sa doble condition de métropole impériale en déclin et d’état national figé ou inachevé.

En partant du déclin relatif de l’état national en tant qu’unité politique à l’ère de la globalisation, nous souhaitons nous intéresser au cas extrême de l’Espagne par sa difficulté à construire une identité nationale légitime à l’échelle de son territoire. Nous attachons une attention particulière aux approches historiques censées contribuer à une meilleure compréhension du passé de l’Espagne en tant que nation, État, société ou culture tout au long de la modernité, au détriment, et en nous éloignant, des lieux communs et des consensus établis à propos de ce qu’on connaît comme l’Histoire de l’Espagne.

Nous parlons d’« après l’Espagne » car, une fois reconnue la perte grandissante de centralité de l’Occident et de l’état national à l’échelle globale, l’Espagne est en situation d’être étudiée, avant tout, comme une réalité du passé. Cette historisation est, somme toute, la clé idéale pour l’observer en tant que produit historique, dépassant les perspectives essentialistes sur lesquelles repose la narration de l’histoire nationale et, parfois, celles de ses alternatives territoriales à l’échelle régionale.

La collection a comme sous-titre après l’Occident ou après l’Europe, étant donné que l’Espagne agit ici comme l’épitomé de toutes les aspirations universalistes et essentialistes proprement occidentales, qui semble maintenant voué à être pensé historiquement.

 

Afin de compléter cette collection nous sommes à la recherche d’ouvrages qui participent à une réécriture générale de l’histoire espagnole dans la modernité et dans son insertion transnationale. Nous nous intéressons aussi à des documents d’époque et des témoignages qui rendent compte des alternatives à la culture politique dominante.

Notre intérêt s’étend à des études qui portent sur des aspects divers des trois derniers siècles de l’histoire de l’Espagne, mais en mettant l’accent sur l’étape la plus récente qui s’ouvre avec la transition vers la démocratie postfranquiste. Nous souhaitons également inclure des essais sur des sujets d’ordre général et des anthologies de textes qui nous permettent de nous rapprocher de l’univers de cultures sociales et politiques réfractaires à la modernisation, culturellement subalternes et politiquement radicales. Bien que marginalisées ou négligées par les grandes narrations, elles apportent un éclairage décisif pour la compréhension des dynamiques historiques dominantes et des récits officiels.

 

TITRES

 

  1. Noelia Adánez (ed.), El pueblo invisible. Para una historia de España desde abajo
  2. François Godicheau (coord.), Democracia inocua. Lo que el posfranquismo ha hecho de nosotros
  3. Ariel Jerez y Pablo Sánchez León (eds.), Con la memoria de una República por venir. Conversaciones intergeneracionales sobre culturas antifranquistas y democracia
  4. Equipo CCR (ed.), Memoria de combate. (Auto)biografía oral de Miguel Romero “Moro”
  5. Pablo Sánchez León, Abundancia y frustración. Por una historia conceptual de la economía en la modernidad latinoamericana (I)
  6. Federico Ruiz de Lobera, Crónica de un reportero profano. Veintidós reportajes entre el campo y la ciudad

 

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